Un rapport de la Haute Autorité de Santé sous pression

Publié le par Eclipse

La prise en charge de l'autisme en France est largement psychanalytique, ce que dénoncent toutes les associations de parents d'enfants autistes et de plus en plus de professionnels.

La France est décriée (et risée!) à l'étranger pour son retard en la matière. L'autisme est un handicap neurologique, pas une psychose. La psychanalyse n'a pas plus compétence à traiter une personne atteinte d'autisme qu'une personne atteinte d'une leucémie. 

Le journal Libération s'est procuré une copie d'un rapport de la Haute Autorité de Santé à paraître très prochainement, rapport qui en l'état actuel, indique que la psychanalyse n'est pas recommandée dans le traitement de l'autisme (enfin!). Sauf que l'article de Libération prend clairement le parti de défendre les pauvres psychanalystes victimes des parents extrémistes que nous sommes. D'autres journaux, dont Le Point, on repris l'information sans défendre particulièrement la psychanalyse. 

Peu importe me direz-vous. L'important est qu'enfin les pratiques changent. Oui mais justement. Au lendemain de la publication de cet article, la Haute autorité de santé publie un démenti et explique que le rapport est en relecture, que la formulation peut encore être modifiée... Tiens, tiens... Cela rappelle un certain rapport de l'Inserm de 2003, qui devait lui aussi condamner la psychanalyse mais qui avait finalement été modifié à la dernière minute!

Dès lors, on se demande à qui profite la fuite. Ce rapport n'aurait pas du être rendu public avant sa sortie officielle. Je demande à la Haute Autorité de la Santé et aux personnes qui composent le comité de ne pas céder aux pressions des psychanalystes et de suivre les recommandations internationales en la matière. Les autistes français et leur famille doivent bénéficier des avancées de la science et de prises en charge pouvant leur permettre d'accéder à une vie digne et autonome. Mais forcément, moins d'enfants autistes en hôpital de jour, c'est moins d'adultes autistes en hôpital psychiatrique...à vie! 


Pour rappel, voici ce que l'on peut faire avec un enfant non verbal autiste de 3 ans et des méthodes comportementales appropriées. Ici, une séance d'orthophonie combinant Floortime et Pecs : Cliquer ici pour (re)voir cette vidéo

Et vous, les psychanalistes? A part un enfant qui patauge seul dans l'eau, vous avez quoi à nous montrer?

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bijou 21/02/2012 15:05

merci pour ces infos, marre de ces psykakas à la noix, pourquoi la société est elle si terrifiée de reconnaître les erreurs de la psychanalyse ?